F.A.Q.
CONTRACEPTION
QU’EST-CE QUE C’EST ?
La contraception est la suspension temporaire de la fertilité, destinée à prévenir ou à planifier la procréation.
Le choix d’un contraceptif dépend de nombreux facteurs et peut varier selon les étapes de la vie et les besoins.
Dans certaines régions, il est possible d’obtenir des contraceptifs et l’assistance médicale correspondante gratuitement : c’est pourquoi nous vous recommandons de vous rendre au centre de santé publique le plus proche. Les régions qui devraient distribuer gratuitement les contraceptifs (aux personnes de moins de 26 ans ou ayant récemment subi une IVG) sont au nombre de six : Pouilles, Émilie-Romagne, Piémont, Toscane, Lombardie et Marches.
Si vous avez des difficultés à vous procurer des contraceptifs, contactez-nous !
Nous cartographions ce service.
CONTRACEPTIFS ORAUX
Le conseil du/de la gynécologue est fondamental avant de commencer une contraception hormonale, afin de faire un choix efficace et serein, guidé par une anamnèse familiale et personnelle ainsi que par un examen médical général.
Pilule combinée
Il s’agit d’un contraceptif oral qui associe des œstrogènes à des hormones progestatives. La pilule doit être prise quotidiennement (de préférence à la même heure) pendant 21 jours consécutifs, au terme desquels on observe généralement une pause de 7 jours durant laquelle survient le saignement menstruel.
La pilule monophasique contient la même quantité d’hormones dans chaque comprimé ; la pilule biphasique et triphasique présente en revanche des concentrations différentes selon la semaine. Les plaquettes contiennent 21 ou 28 comprimés : dans le second cas, les 7 derniers sont des placebos à prendre pendant la semaine de pause.
Les œstrogènes inhibent la sécrétion des gonadotrophines FSH, responsables du développement des follicules ovariens. La composante progestative inhibe la sécrétion de l’hormone lutéinisante LH, empêchant la libération de l’ovule mature dans les trompes. De plus, la pilule agit à la fois sur la muqueuse utérine et sur l’endomètre, pour empêcher la remontée des spermatozoïdes et l’implantation éventuelle de l’ovule fécondé.
Si la pilule est prise correctement, elle assure une efficacité d’environ 99 %, mais elle ne protège en aucun cas contre les maladies sexuellement transmissibles.
Pour commencer à prendre la pilule, une ordonnance médicale est nécessaire, tant pour choisir le type de pilule le plus adapté que pour évaluer les éventuelles contre-indications.
Ces facteurs peuvent être liés au mode de vie (par exemple le tabac), mais pas seulement : le diabète, la tendance au développement de maladies cardiovasculaires ou l’histoire médicale familiale (cancers du sein, etc.) peuvent également constituer des facteurs de risque. Les effets secondaires possibles, comme la prise de poids, l’augmentation des poils ou le spotting (saignements entre deux règles, normaux durant les premiers mois de prise), peuvent indiquer la nécessité d’ajuster le dosage hormonal. Il est en revanche nécessaire de contacter immédiatement un(e) médecin en cas de signes de caillot sanguin (gonflement, sensation de chaleur, coloration rouge-bleutée et douleur aux membres) ou d’embolie pulmonaire (vertiges, difficultés respiratoires, tachycardie, toux).
Pilule mini
Il s’agit d’un contraceptif oral qui, contrairement à la pilule combinée, est dépourvu d’œstrogènes : il contient seulement des progestatifs (il en existe différents types).
L’action contraceptive agit sur la muqueuse utérine, les trompes et l’endomètre, les rendant inhospitaliers pour la remontée des spermatozoïdes et l’implantation de l’ovule.
L’inhibition de l’ovulation varie en revanche selon la quantité de doses de progestatif.
La mini-pilule présente l’avantage de réduire l’apparition de certains effets secondaires typiques de la pilule combinée, notamment le risque de thrombose ; elle peut donc être prescrite à un plus grand nombre de personnes, par exemple celles de plus de 35 ans ou fumeuses.
Cependant, la prise doit obligatoirement se faire chaque jour à la même heure : la tolérance du retard peut être de 2 à 3 heures, selon le type de mini-pilule. Une prise au-delà de cette marge ne garantit pas une protection contraceptive complète et peut rendre nécessaire le recours à une contraception d’urgence et/ou à des méthodes barrières dans les jours suivants.
Si elle est prise correctement, la mini-pilule assure une efficacité d’environ 99 %, mais elle ne protège en aucun cas contre les maladies sexuellement transmissibles.
Y a-t-il des risques à prendre la pilule ou la mini-pilule pendant un traitement avec d’autres médicaments ?
Il est important de rappeler que la prise de certains médicaments, comme certains antibiotiques (en particulier trois principes actifs : rifampicine, rifabutine, griséofulvine) et les gastroprotecteurs, peut altérer son absorption et réduire l’effet contraceptif.
Certains médicaments à base de cortisone et antidépresseurs présentent également des problèmes d’interaction avec la pilule, non pas en ce qui concerne l’efficacité contraceptive, mais l’efficacité de l’autre médicament et le développement de contre-indications.
Si vous devez commencer l’un de ces types de traitement, consultez votre médecin et, si nécessaire, associez la prise de la pilule à l’utilisation d’une méthode contraceptive de barrière.
Que faire si j’oublie de prendre la pilule ou la mini-pilule ?
Si vous oubliez un comprimé dans les 12 heures suivant l’heure habituelle de prise, il suffit de prendre le comprimé oublié et de continuer normalement.
Si vous oubliez un comprimé dans les 12 heures suivant l’heure habituelle de prise, il suffit de prendre le comprimé oublié et de continuer normalement. Pour la mini-pilule, suivez les instructions figurant dans la notice
Après 12 heures, l’efficacité contraceptive sera réduite.
Selon la semaine de prise, les indications varient. Suivez la notice et/ou demandez l’avis d’un médecin.
En cas de vomissements ou de diarrhée sévère dans les 3 à 4 heures suivant la prise, il sera nécessaire d’adopter le même comportement que pour un comprimé oublié.
Allergies : pilule et mini-pilule
La contraception orale » (pilule et mini-pilule) contient du lactose, donc en cas d’intolérance, il est préférable de choisir une contraception hormonale qui ne passe pas par le tractus gastro-intestinal (anneau, stérilet, etc.) afin d’éviter les risques de malabsorption.
MÉTHODES BARRIÈRE
Les contraceptifs barrières sont ceux qui créent un revêtement des organes génitaux (et pas seulement), évitant le contact direct des muqueuses et des fluides, et donc la rencontre entre le sperme et l’ovule.
Pour cette raison, ce sont les seuls contraceptifs qui protègent contre les maladies sexuellement transmissibles.
Les méthodes barrières ont une date de péremption, au-delà de laquelle elles peuvent se déchirer plus facilement.
Une fois utilisés, ils doivent être jetés dans la poubelle des déchets non recyclables et jamais dans les toilettes.
Préservatif et femidom (également appelé « préservatif féminin ») :
Le préservatif est une gaine à placer sur le gland et à dérouler jusqu’à la base du pénis. Assurez-vous de le mettre avec l’anneau en caoutchouc tourné vers l’extérieur.
Il existe différentes tailles de préservatifs : choisissez-en une adaptée pour éviter qu’il ne glisse pendant le rapport ou qu’il soit trop serré et donc plus susceptible de se déchirer.
Les préservatifs peuvent avoir différents épaisseurs, couleurs et saveurs, et peuvent avoir un effet retardant (pour retarder l’éjaculation) ou stimulant (grâce à de petites protubérances ou un gel rafraîchissant).
Le femidom est composé de deux anneaux de diamètres différents reliés par une membrane souple. L’un des anneaux doit être placé à l’intérieur, l’autre reste à l’extérieur, au-dessus des grandes lèvres.
Si vous utilisez un femidom, assurez-vous que la pénétration se fasse à l’intérieur de la gaine et non entre le contraceptif et la paroi vaginale.
Les femidoms ont l’avantage de pouvoir être insérés plusieurs heures avant le rapport, mais malheureusement ils ne sont pas faciles à trouver en pharmacie ou en supermarché et ont un prix supérieur à celui des préservatifs.
Les deux contraceptifs sont à usage unique et doivent être correctement portés avant le début du rapport.
Lors de l’insertion, il faut faire attention aux anneaux, aux ongles ou à tout autre objet tranchant qui pourrait les endommager, compromettant ainsi leur efficacité.
Ils peuvent être utilisés avec des lubrifiants à base d’eau ou de silicone, mais pas avec des lubrifiants à base d’huile, car cela pourrait endommager le latex.
Pour les deux, il existe des alternatives sans latex.
Diaphragme
Le diaphragme est une coupole en silicone ou en latex à insérer à l’intérieur, près du col de l’utérus.
Il est généralement utilisé avec l’ajout de substances spermicides.
Contrairement aux préservatifs et au femidom, il n’assure pas une protection aussi efficace contre les maladies sexuellement transmissibles, ni contre les grossesses non désirées, car il est difficile à positionner.
Le diaphragme, éventuellement enduit de spermicide sur la partie concave, doit être inséré avant le rapport et devrait être retiré après 6 à 8 heures pour permettre au spermicide d’agir.
Il doit néanmoins être retiré dans les 24 heures.
Une fois retiré, il doit être soigneusement lavé et rangé dans son étui.
Il a une durée de vie variable, de 6 mois à 2 ans.
Il ne nécessite pas d’ordonnance médicale, mais une consultation gynécologique peut aider à choisir le type de diaphragme le plus adapté à sa morphologie.
Dental dam
Le dental dam est un carré de latex de petite taille, initialement utilisé comme outil dentaire, mais qui constitue un allié efficace pour la prévention des maladies sexuellement transmissibles : lors des relations sexuelles orales (cunnilingus ou anulingus ; pour la fellation, l’utilisation du préservatif est recommandée), il crée une barrière protectrice entre la bouche et la vulve ou l’anus.
Il est à usage unique et peut être utilisé avec des lubrifiants à base d’eau ou de silicone, mais pas avec des lubrifiants à base d’huile car ils peuvent endommager le latex.
⚠️ Le dental dam n’est pas une méthode contraceptive.
CONTRACEPTIFS IMPLANTABLES
Stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU)
Le stérilet est un petit dispositif en plastique en forme de T, équipé de deux fils permettant de vérifier son bon positionnement une fois en place.
Actuellement, il existe deux types de stérilets sur le marché : le stérilet en cuivre, dans lequel le support en plastique est entouré d’un fil de cuivre en spirale, ou de cuivre et argent, et le stérilet hormonal, qui libère dans l’utérus le progestatif lévonorgestrel.
Le fonctionnement du stérilet en cuivre repose sur la libération d’ions de cuivre, qui bloquent la mobilité et la survie des spermatozoïdes et provoquent une légère réponse inflammatoire rendant l’endomètre inadapté à l’implantation de l’ovule. L’effet contraceptif du stérilet hormonal, quant à lui, repose sur l’action du lévonorgestrel, qui rend le mucus cervical plus épais, empêchant le passage des spermatozoïdes, et supprime la croissance de l’endomètre, empêchant ainsi l’implantation d’un éventuel ovule fécondé.
Il peut être acheté en pharmacie sur ordonnance médicale non remboursable, à un prix variant de 75 € pour le stérilet en cuivre à 250 € pour le stérilet hormonal, et est inséré dans les 7 jours suivant le début des règles par le/la gynécologue, lors d’une intervention de quelques minutes qui ne nécessite aucune anesthésie.
Sa durée est variable : en général, elle va de 3 à 5 ans, mais pour certains stérilets en cuivre, elle peut s’étendre jusqu’à 10-12 ans.
Il présente une très haute efficacité (échec inférieur à 1 %), mais ne protège en aucun cas contre les maladies sexuellement transmissibles.
Il est considéré comme sûr pour la grande majorité des personnes AFAB, toutefois il existe des contre-indications à son utilisation.
Il est déconseillé en cas de :
-
grossesse suspectée ou confirmée
-
infection sexuellement transmissible au moment de l’insertion
-
maladie inflammatoire pelvienne aiguë ou antérieure (sauf si, dans ce dernier cas, une grossesse intra-utérine sans complications est survenue par la suite)
-
anomalies de l’utérus
-
avortement septique ou endométrite post-partum dans les 3 derniers mois
-
tumeur suspecte ou confirmée de l’utérus ou du col de l’utérus
-
tout saignement utérin anormal d’origine inconnue
-
présence de conditions pouvant favoriser les infections génitales
-
hypersensibilité ou allergie à l’un des composants du dispositif
Outre ces contre-indications générales, il en existe certaines spécifiques selon les différents types de DIU.
-le stérilet au cuivre est en effet contre-indiqué en cas d’allergie au cuivre, de maladie de Wilson et chez les personnes ayant des menstruations très abondantes ;
-le stérilet hormonal est contre-indiqué en cas de tumeur suspectée ou confirmée du sein ou du foie, ainsi qu’en cas d’affections hépatiques.
Selon la littérature scientifique, ne jamais avoir eu d’enfants n’est pas une contre-indication à l’utilisation du stérilet, bien que de nombreux·ses gynécologues le recommandent uniquement aux personnes ayant eu au moins un accouchement vaginal.
I possibles (rares) effets secondaires du stérilet sont : des infections pelviennes, qui se manifestent dans les 20 jours suivant l’insertion, le déplacement ou l’expulsion de l’utérus (5 % la première année, puis en diminution) et la perforation de l’utérus (moins d’un cas sur 1 000).
En plus de ces effets indésirables, le stérilet au cuivre peut provoquer une augmentation des pertes menstruelles et des saignements intermenstruels, tandis que le stérilet hormonal peut avoir comme autres effets secondaires possibles une diminution du flux menstruel jusqu’à l’aménorrhée, des saignements intermenstruels, des migraines, une tension mammaire, de l’acné, l’apparition de kystes ovariens et une sécheresse vaginale.
Dans les rares cas d’échec du stérilet, le risque de grossesse extra-utérine et de fausse couche augmente également.
Bâtonnet (implant) sous-cutané
Le bâtonnet sous-cutané est un dispositif de 4 × 0,2 cm à implanter sous la peau, capable de libérer des hormones progestatives directement dans le sang.
Il fonctionne, comme les autres progestatifs, en inhibant l’ovulation et en modifiant la muqueuse cervicale.
L’implant a une durée de 3 à 5 ans et perd complètement son efficacité une fois retiré.
Une prescription et une évaluation médicale de l’état de santé sont nécessaires avant de procéder à l’implantation du bâtonnet, qui doit être réalisée correctement par un·e médecin pour éviter tout rejet.
Contraceptif injectable
Les contraceptifs injectables peuvent être administrés soit en association d’œstrogènes et de progestatifs, soit sous forme de progestatifs seuls.
Leur fonctionnement est similaire à celui des autres contraceptifs hormonaux, et l’injection a une durée d’environ 3 mois.
En Italie, actuellement, la seule injection contraceptive possible est celle au MAP (acétoxyde de médroxyprogestérone) à 150 mg. Cependant, le médicament n’est pas enregistré comme contraceptif dans notre pays, et doit donc être utilisé sous la responsabilité spécifique du·de la médecin, qui le prescrit en accord avec le·la patient·e. Si nécessaire, il peut également être prescrit par un·e médecin généraliste.
En plus des effets secondaires des autres contraceptifs hormonaux, les progestatifs injectables peuvent également augmenter le risque de saignements irréguliers et abondants, ainsi que d’aménorrhée. De plus, l’infertilité peut persister jusqu’à 8 ou 9 mois après la dernière injection.
Patch transdermique
Le patch transdermique est un contraceptif hormonal qui, contrairement aux comprimés oraux, a une longue durée d’action : une fois appliqué, il libère lentement des œstrogènes et des progestatifs.
Le niveau d’œstrogènes libéré par le patch est supérieur à celui de nombreuses pilules et de l’anneau, il peut donc être contre-indiqué pour les personnes présentant des maladies cardiovasculaires et pour les fumeuses.
Une évaluation médicale est recommandée avant de commencer à l’utiliser.
Le patch doit être appliqué chaque semaine (en évitant de toucher la partie adhésive), porté pendant 21 jours consécutifs et retiré en respectant une pause de 7 jours, pendant laquelle les menstruations apparaissent.
L’application doit toujours se faire le même jour de la semaine, mais il n’est pas nécessaire de respecter une heure précise. Si le patch se détache ou s’endommage durant la première semaine, il est important de le remplacer par un nouveau patch dans les 24 heures, ou d’utiliser une méthode barrière supplémentaire.
Si le détachement du patch survient pendant la deuxième ou la troisième semaine, il suffira d’appliquer un nouveau patch dans les 48 heures.
Grâce à l’action transdermique, il n’y a pas de risques liés aux troubles gastro-intestinaux.
Anneau
C’est un anneau en plastique souple à placer à l’intérieur du vagin, qui libère une très faible dose d’hormones (œstrogènes et progestatifs), lesquelles empêchent l’ovulation et sont absorbées dans le sang à travers la muqueuse vaginale.
Il doit être placé dans le vagin et porté pendant trois semaines, en respectant une pause de sept jours pendant laquelle les menstruations apparaissent.
Il doit ensuite être réinséré le même jour de la semaine, à la même heure.
L’anneau ne devrait pas gêner lors des rapports sexuels, mais il peut toutefois être retiré et repositionné dans les trois heures suivant le rapport afin de ne pas compromettre l’efficacité contraceptive.
Les épisodes de vomissements ou de diarrhée ne présentent pas de risque pour l’efficacité contraceptive, mais il faut prendre en compte les interactions avec d’autres médicaments.
CONTRACEPTIFS PERMANENTS
Salpingectomie contraceptive
La salpingectomie est un type de contraception permanente qui consiste à retirer les trompes de Fallope.
L’intervention se fait en laparoscopie et laisse deux minuscules cicatrices sur la zone abdominale.
Malheureusement, dans notre pays, il est très difficile d’accéder à la salpingectomie si l’on n’a pas déjà des enfants, ou en l’absence de conditions cliniques particulières. Nous en avons parlé ici
Avec ce type de contraception, il n’est plus possible d’avoir des enfants par voie sexuelle, mais il est néanmoins possible d’obtenir une grossesse en ayant recours à la fécondation in vitro et à la procréation médicalement assistée.
Le cycle menstruel n’est pas modifié par l’intervention.
Vasectomie
La vasectomie est une méthode de contraception permanente qui consiste à sectionner puis à sceller les canaux déférents, situés au niveau du scrotum.
De cette manière, on empêche les spermatozoïdes, produits par les testicules, de se mélanger au liquide séminal et de former le sperme.
Généralement, l’intervention se déroule sous anesthésie locale, en ambulatoire, et ne nécessite aucune hospitalisation : la sortie a lieu le jour même de l’opération.
CONTRACEPTION D’URGENCE
Qu’est-ce que la contraception d’urgence ?
Les contraceptifs d’urgence regroupent tous les méthodes qui préviennent une grossesse non désirée après un rapport sexuel pénétratif non protégé ou en cas de défaillance du moyen de contraception utilisé.
Il est conseillé de les prendre le plus tôt possible après le rapport à risque.
Quels sont les méthodes de contraception d’urgence disponibles ?
-
la pilule « des cinq jours après » (EllaOne), à base d’ulipristal acétate, est efficace jusqu’à 120 heures (5 jours) après un rapport non protégé ou après l’échec d’un autre moyen de contraception. ([ellaone.it][1])
-
la pilule « du lendemain » (NorLevo), à base de lévonorgestrel, est efficace jusqu’à 72 heures après un rapport non protégé.
-
Le stérilet au cuivre, est efficace s’il est inséré dans les 120 heures suivant un rapport non protégé
Comment fonctionnent la pilule du lendemain et la pilule des cinq jours après ?
**Les contraceptifs d’urgence hormonaux agissent uniquement avant l’implantation de l’ovule, empêchant ainsi la fécondation.
L’efficacité contraceptive de la pilule des cinq jours après est trois fois plus élevée que celle de la pilule du lendemain si elle est prise dans les 24 heures suivant le rapport à risque, et deux fois plus élevée si elle est prise dans les 72 heures.
⚠️ En cas de vomissements dans les trois heures suivant la prise de la pilule du lendemain, il est nécessaire de prendre immédiatement un autre comprimé.
Ai‑je besoin d’une ordonnance pour obtenir la pilule du lendemain ou celle des cinq jours après ?
Non, elle est vendue en pharmacie sans ordonnance : une prescription n’est jamais nécessaire si l’on est majeur·e.
Avec la décision de l’AIFA n° 219 du 1er février 2016, publiée dans la Gazzetta Ufficiale n° 52 du 3 mars 2016, l’obligation de prescription pour le médicament Norlevo, c’est-à-dire la pilule du lendemain, a été supprimée pour les personnes majeures. En ce qui concerne les personnes mineures, l’obligation de prescription pour le médicament EllaOne, c’est-à-dire la pilule des cinq jours après, a été supprimée le 10 octobre 2020.
Si on me refusait la pilule, quels sont mes droits et que puis-je faire ?
La contraception d’urgence, en tant que médicament non abortif, n’est pas régie par l’article 9 de la loi 194, et il n’est donc pas possible de refuser sa vente pour des raisons éthiques ou morales.
Si le/la médecin ou le/la pharmacien·ne refuse en invoquant l’objection de conscience (Art. 9, loi 194/1978), il/elle commet une infraction (poursuivable pénalement).
In caso lə farmacista si rifiutasse di darti il contraccettivo d’emergenza senza prescrizione, puoi presentare una copia della determina AIFA del 1 febbraio 2016 (scaricala cliccando qui); se insiste, scrivici!
Si on me dit en pharmacie qu’ils sont en rupture de stock, que puis-je faire ?
Malheureusement, il est courant que certain·e·s pharmacien·ne·s objecteurs fassent semblant d’être en rupture de stock.
Dire qu’ils ne disposent pas de la contraception d’urgence n’est pas illégal, mais si vous en faites la demande, ils sont obligés de la commander.
Segnalaci se questo diritto ti viene negato scrivendo alla pagina instagram, facebook o all’email obiezione.respinta@canaglie.org
En tant que mineur·e, puis‑je demander la contraception d’urgence?
Comme le stipule la décision de l’AIFA du 10 octobre 2020, la pilule des cinq jours après (EllaOne) peut être administrée aux mineur·e·s sans la présence d’un·e parent et sans ordonnance.
Pour la pilule du lendemain (Norlevo), une ordonnance médicale est en revanche toujours requise.
Quels sont les effets secondaires ?
Les effets indésirables très fréquents comprennent : nausées, douleurs dans le bas-ventre, saignements irréguliers jusqu’au cycle menstruel suivant, maux de tête, fatigue.
Sont également assez fréquents : vomissements, diarrhée, seins douloureux, vertiges, perturbation du cycle menstruel, qui peut survenir en retard ou en avance par rapport à la date prévue, avec un flux plus abondant ou plus léger.
Les effets indésirables rares, possibles chez les personnes sensibles, sont : démangeaisons, éruptions cutanées, urticaire, règles douloureuses, gonflement du visage, apparition possible de réactions allergiques.
⚠️ En cas de vomissements dans les trois heures suivant la prise de la pilule du lendemain, il est nécessaire de prendre immédiatement un autre comprimé.
INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE
Qu’est-ce que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et quels en sont les délais ?
L’interruption volontaire de grossesse (IVG), ou avortement volontaire, est la procédure visant à mettre fin à une grossesse en cours.
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est autorisée en Italie par la loi 194/78 pendant les 90 premiers jours de grossesse (12 semaines) pour des raisons de santé, économiques, sociales ou familiales. Après 90 jours, l’IVG peut être pratiquée en cas de malformations fœtales et/ou de risques graves pour la santé physique ou mentale, ou pour la vie de la personne enceinte. Dans ces situations, on parle d’avortement thérapeutique. Pour plus d’informations, consultez la section THÉRAPEUTIQUE.
En Italie, les jours de grossesse ne se comptent pas à partir du jour présumé de la conception, mais à partir du premier jour des dernières règles.
On peut recourir à deux types d’IVG : médicamenteuse et chirurgicale. La première peut être pratiquée pendant les 9 premières semaines de grossesse, la seconde pendant les 12 premières semaines.
Qu’est-ce que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et quels sont les délais ?
Il est nécessaire d’avoir un test de grossesse nominatif et un certificat attestant de la grossesse et de votre volonté de l’interrompre.
Pour effectuer le test, vous pouvez vous rendre :
-
en pharmacie
-
dans un laboratoire d’analyses
-
Vous pouvez faire l’examen des urines ou du sang avec une prescription médicale
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Vous pouvez faire une échographie avec une prescription médicale
⚠️ Certains hôpitaux ou centres de planning familial exigent des analyses sanguines supplémentaires ou une échographie sur place pour pouvoir programmer l’interruption.
Pour obtenir le certificat, vous pouvez vous rendre :
-
à l’hôpital
-
au centre de planning familial public
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chez un·e médecin de votre choix
Pour obtenir le certificat, après les tests, vous devrez avoir un entretien avec le/la médecin, qui vérifiera avec vous les raisons qui vous poussent à interrompre la grossesse ; mais il/elle devra le faire dans le respect de votre dignité, de vos choix et de votre personne.
Segnalaci se questo diritto ti viene negato scrivendo alla pagina instagram, facebook o all’email obiezione.respinta@canaglie.org
Selon l’article 5 de la loi 194/78, le/la médecin peut te demander de réfléchir pendant 7 jours à partir du moment où le certificat est délivré, à l’issue desquels tu pourras accéder à l’interruption. Rappelle-toi qu’entre-temps, tu peux déjà réserver l’intervention à l’hôpital.
Sachez que vous pouvez demander un certificat d’urgence, évitant ainsi la semaine de réflexion. L’évaluation de l’urgence est à la discrétion du/de la médecin et les dernières directives de l’OMS sur l’IVG déconseillent les attentes inutiles. Pour cette raison, il est recommandé de faire attester l’urgence s’il n’y a pas d’autres problèmes. Si le/la médecin à qui vous demandez le certificat ne vous semble pas hostile à votre choix, n’hésitez pas à le lui rappeler !
Le jour de l’IVG, que dois-je apporter ?
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Un test de grossesse nominatif (imprimé, associé à vos informations personnelles), qui peut être obtenu dans certaines pharmacies offrant ce service, dans un laboratoire d’analyses, ou via des analyses de sang ou d’urines
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Un certificat attestant de votre volonté d’interrompre la grossesse, avec la date du début présumé. Pour l’obtenir, vous pouvez vous adresser à un centre de planning familial public, au service de gynécologie de l’hôpital, ou à un·e médecin de votre choix (y compris votre médecin traitant)
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Un document d’identité et la carte de sécurité sociale.
-
Des vêtements confortables et un vêtement de rechange, surtout si vous allez interrompre la grossesse par voie médicamenteuse.
Je suis mineur·e, que puis-je faire ?
Même les personnes mineures peuvent accéder à l’IVG, mais le consentement des deux parents est nécessaire.
Si vous ne voulez pas communiquer votre choix à vos parents, ou si vous craignez qu’ils puissent vous empêcher d’avorter, le/la médecin qui vous a assisté·e lors de l’entretien pour le certificat d’IVG envoie un rapport au/à la juge des tutelles, qui, après un entretien avec vous, autorise l’intervention sans prévenir les parents.
Pour plus d’informations, consultez la section accès à l’IVG.
Je n’ai pas la citoyenneté italienne, que puis‑je faire ?
Si vous n’avez pas la citoyenneté italienne, même sans documents ni titre de séjour, vous pouvez recourir à l’IVG et personne ne peut vous signaler aux autorités.
Pour plus d’informations, consultez la section accès à l’IVG.
AVORTEMENT CHIRURGICAL
IVG chirurgicale : quelles interventions existent ?
L’IVG chirurgicale est une intervention qui, en Italie, peut être pratiquée jusqu’au 90ᵉ jour de grossesse (12 semaines) et réalisée en hospitalisation de jour. Elle peut être effectuée sous anesthésie locale ou générale : la personne qui souhaite avorter devrait avoir la possibilité de choisir. Selon l’OMS, l’utilisation de l’anesthésie locale est recommandée car elle est associée à un risque moindre de complications par rapport à l’anesthésie générale.
⚠️ Dans de nombreux hôpitaux, il n’est pas possible de choisir entre les deux types d’anesthésie, et souvent seule l’anesthésie générale est proposée.
Comment se pratique‑t‑elle ?
L’avortement chirurgical se pratique à l’hôpital ou dans des établissements de santé habilités à réaliser ce type d’intervention.
Les étapes de l’intervention :
- Après l’admission et avant d’entrer en salle d’opération, des médicaments analogues des prostaglandines sont administrés pour provoquer la dilatation du col de l’utérus. Le temps nécessaire à cette dilatation peut varier de 30 minutes à quelques heures.
- Le vidage du contenu utérin a lieu en salle d’opération, sous anesthésie, par HYSTÉROSUSCION (D&A, dilatation et aspiration) : c’est la méthode actuellement la plus courante et elle est utilisée pour les grossesses précoces.
- L’intervention ne nécessite ni incision ni coupure, elle est rapide, peu douloureuse, et en l’absence de complications, il est possible de rentrer chez soi après quelques heures. Elle consiste à aspirer les produits de la grossesse en introduisant dans l’utérus une canule reliée à une pompe à vide électrique qui, une fois activée, permet d’aspirer le contenu utérin.
- Si nécessaire, l’intervention peut être complétée par un curetage, procédure qui utilise un instrument appelé « curette » pour gratter délicatement la paroi utérine afin de retirer ce qui n’a pas pu être enlevé par aspiration.
- À la fin de l’intervention, la personne est surveillée pendant quelques heures.
⚠️ Le CURETAGE (D&C, dilatation et curetage), en tant que méthode d’interruption chirurgicale de grossesse, est aujourd’hui considérée comme obsolète car plus douloureuse et présente un risque plus élevé d’endommagement de l’utérus. L’OMS le déconseille même en cas d’avortement incomplet (par ex. avortement médicamenteux incomplet), car il est possible d’utiliser des prostaglandines sans risque supplémentaire (voir la section AVORTEMENT MÉDICAMENTEUX).
Que puis‑je / dois‑je faire après l’intervention chirurgicale ?
Dans les heures immédiatement suivant l’avortement chirurgical, il est possible de manger et de boire.
Dans les premiers jours après l’intervention, vous pourriez avoir des saignements (spotting) et il est conseillé, pendant cette période, de prendre certaines précautions :
-
Ne pas utiliser de protections internes, mais seulement externes.
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Ne pas faire de lavages vaginaux internes, mais se laver à l’extérieur.
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Éviter les rapports sexuels pénétratifs (pendant au moins une semaine).
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Éviter les rapports sexuels pénétratifs tant que vous ressentez des douleurs ou des saignements (cela peut durer 15 à 20 jours).
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Éviter de prendre des bains et d’aller nager jusqu’à la fin des saignements. Il est possible de prendre une douche.
Pendant 5 jours à partir du jour de l’intervention, il est nécessaire de prendre un antibiotique, matin et soir. Son administration devrait être assurée gratuitement par l’hôpital.
Deux semaines après l’intervention, il faut effectuer une consultation gynécologique de contrôle.
AVORTEMENT MÉDICAMENTEUX
Qu’est-ce que l’IVG médicamenteuse ?
L’avortement médicamenteux est l’interruption volontaire de grossesse réalisée à l’aide de médicaments spécifiques, et en Italie, il peut être pratiqué jusqu’à la neuvième semaine de grossesse (63 jours).
Elle consiste en la prise de deux principes actifs différents : le mifépristone (plus connu sous le nom de RU486) et une prostaglandine, à 48 heures d’intervalle.
Où est administré le RU486 ?
Selon les nouvelles directives émises par le Ministère de la Santé le 12 août 2020, il devrait être possible de recourir à l’IVG médicamenteuse – jusqu’à la 9ᵉ semaine de grossesse – à la fois à l’hôpital et dans toutes les structures ambulatoires publiques correctement équipées (y compris les centres de consultation), en hospitalisation de jour.
En réalité, toutes les régions n’ont pas mis à jour leurs décrets, et au sein des régions, toutes les structures n’ont pas adapté leurs protocoles opérationnels.
Le service n’est donc pas garanti de manière homogène sur tout le territoire italien : il est nécessaire de se renseigner sur le protocole en vigueur dans l’établissement où l’on souhaite demander l’IVG.
Comment cela fonctionne‑t‑il ?
Le Mifépristone agit en bloquant l’action de la progestérone.
Pour augmenter l’efficacité de l’avortement, un autre produit est nécessaire : la prostaglandine, qui est administrée 36 à 48 heures après la prise du RU486 en ambulatoire, dans un centre de consultation ou en hospitalisation de jour. Elle a pour fonction de provoquer les contractions de l’utérus et d’expulser les produits de la grossesse.
Avant la procédure, il est possible de demander des antidouleurs.
Le résultat de l’interruption peut être vérifié par échographie 14 jours après la prise de la deuxième pilule.
⚠️ L’association mifépristone‑misoprostol représente la méthode la plus courante pour l’induction de l’avortement médicamenteux et, en 2006, a été inscrite par l’Organisation mondiale de la Santé dans la liste des médicaments essentiels pour la santé reproductive.
En 2022, l’Organisation mondiale de la Santé a publié des directives indiquant que l’avortement médicamenteux est une procédure sûre pouvant être réalisée à domicile jusqu’à la douzième semaine de grossesse. Au‑delà de la douzième semaine, l’avortement médicamenteux reste possible, mais il est recommandé de le faire en ambulatoire afin de surveiller les complications éventuelles, qui peuvent augmenter avec l’avancée de la grossesse.
Quels peuvent être les effets secondaires de l’avortement médicamenteux ?
Les effets secondaires possibles sont : des crampes – qui augmentent au moment de l’expulsion et diminuent une fois celle‑ci terminée –, des nausées, des vomissements et de la diarrhée. Les saignements, maximaux au moment de l’expulsion, varient en quantité et en durée, avec des pertes de sang qui persistent au moins une semaine et, dans des cas plus rares, plus longtemps.
Les complications graves sont rares et doivent être traitées à l’hôpital:
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Saignement abondant, c’est‑à‑dire une hémorragie qui dure plus de 2 heures et remplit complètement plus de 2 protections hygiéniques par heure (des sensations de vertige ou d’étourdissement peuvent indiquer une perte de sang excessive).
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Fièvre (plus de 38 °C) pendant plus de 24 heures, ou fièvre supérieure à 39 °C à tout moment : cela peut indiquer une infection.
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Douleur abdominale persistante, qui ne s’atténue **même
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Des pertes vaginales colorées et malodorantes peuvent également être un signe d’infection.
Si vous pensez avoir une complication, vous devriez consulter un médecin immédiatement. Très souvent, ce type de complication se traite par un antibiotique en cas d’infection, ou par une autre prostaglandine ou une aspiration en cas d’avortement incomplet.
Si vous constatez un saignement très abondant ou une forte fièvre, rendez‑vous immédiatement aux urgences.
AVORTEMENT THÉRAPEUTIQUE
Qu’est-ce que l’avortement thérapeutique ?
On appelle thérapeutique tout type d’avortement (qu’il soit médicamenteux ou chirurgical) réalisé pour des raisons médicales.
Peut être pratiqué même au‑delà de la limite légale des 90 jours.
Comment puis‑je avorter après 90 jours de grossesse ?
L’accès à l’avortement au deuxième trimestre est possible dans certaines circonstances médicales particulières, généralement en cas de risques pour la santé physique et/ou mentale de la personne enceinte ou de malformations graves du fœtus.
Il n’existe pas de liste de pathologies pour lesquelles il est universellement autorisé d’avorter au‑delà de la limite légale ; il revient au/à la médecin d’évaluer dans quelle mesure la pathologie représente un risque pour la personne enceinte.
Si la procédure doit être effectuée entre la 22ᵉ et la 24ᵉ semaine de grossesse, la loi 194 oblige le/la médecin à sauvegarder la survie du fœtus par tous les moyens possibles après l’expulsion.
La procédure est similaire à celle d’un avortement chirurgical classique et s’appelle D&E (dilatation et évacuation), mais elle nécessite une dilatation plus importante du col de l’utérus.
Dans certains cas, pour aider à la dilatation, des prostaglandines (Cytotec) ou de petits bâtonnets d’algues séchées spéciales (laminaria) peuvent être administrés pour leur effet dilatant. L’intervention dure de 5 à 20 minutes et peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale.
Il est conseillé d’être accompagné à l’hôpital, car à cause de l’anesthésie, il n’est pas possible de conduire pendant les 24 heures suivant l’intervention.
Quelles sont les contre-indications et les complications ?
Après une intervention chirurgicale, il est fréquent de ressentir des crampes semblables aux règles, des nausées, de la diarrhée et des sautes d’humeur dues aux changements hormonaux.
Tous ces symptômes peuvent être facilement atténués grâce à un analgésique en vente libre comme l’ibuprofène.
Appelez votre médecin si vous présentez : des symptômes d’infection (fièvre, frissons), une douleur abdominale croissante, des saignements vaginaux abondants (plus d’une serviette hygiénique par heure), une douleur persistante ou des vomissements.
Les complications sont très rares et concernent principalement les infections (pour lesquelles un antibiotique est administré gratuitement après l’opération), les petites lacérations du tissu utérin qui sont facilement suturées ou la rétention de produits de grossesse qui nécessitent une aspiration supplémentaire.
L’avortement thérapeutique est une opération sûre et ses risques sont nettement inférieurs à ceux de l’accouchement.
Comment pourrais-je me sentir après un avortement thérapeutique ?
Après un avortement, les réactions sont différentes pour chacune d’entre nous, il n’existe donc pas de règles générales.
Pour mieux comprendre, consultez la section santé psychologique et avortement.
Conseils post-opératoires : Toutes les recommandations relatives aux IVG chirurgicales classiques s’appliquent, avec en plus un repos d’au moins 2 jours.
AVORTEMENT TÉLÉMÉDICAL
Qu’est-ce qu’un avortement médicamenteux par télémédecine ?
L’avortement par télémédecine est un avortement médical qui se déroule avec le soutien à distance d’un médecin ou d’un professionnel de la santé, que ce soit par téléphone, appel vidéo ou courriel.
La Grande-Bretagne expérimente l’avortement par télémédecine depuis le printemps 2019 et envisage de l’étendre de façon permanente.
Existe-t-il des services d’avortement par télémédecine en Italie ?
Dans notre pays, la loi autorise uniquement l’administration de la RU486 dans les hôpitaux et les cliniques ; il n’y a donc pas encore d’essai d’avortement par télémédecine.
Cependant, l’organisation non gouvernementale Women on Web offre un soutien concernant ce service.
Pourquoi ce service est-il également nécessaire en Italie ?
Un service d’avortement par télémédecine sécurisé protège la vie et la santé des personnes qui souhaitent interrompre une grossesse non désirée mais qui n’ont pas accès au système national de santé.
Malheureusement, en Italie, de nombreux obstacles empêchent l’accès libre et sécurisé à l’avortement. Le premier d’entre eux est l’objection de conscience.
L’accès à l’avortement est un droit humain.
Les soins de santé essentiels et les pilules abortives sont classés comme médicaments essentiels par l’Organisation mondiale de la santé.